Au bord du Tour

Posté le 9 juillet 2011

J’ai voulu m’en assurer moi-même, et j’ai assisté au départ hors de nos contrées de la tribu des mollets huilés qui ont envahi nos bords de mer pendant quelques jours.


Aux confins de la Vendée et de la Loire Atlantique, au milieu de brédés bretonnant réclamant l’annexion de Nantes à la Bretagne, nous avons planté nos jambes pendant 5 heres dans les fossés dessèchés et poussiéreux sous un soleil pétant de tous ses rayons.
Une ambiance de klaxons italiens, de vrombrissement hélicoptérés, de sirènes motorisées estampillées propriété de l’Etat ou pas, de véhicules hybrides, entre voiture et char de caranaval, musicalisés et colorés à outrance….
Accompagné de belle maman, bo pape , dulcinée, le dernier rejeton et la tiote new génération en villégiature à la maison jusqu’au quinze juillet, nous avons assisté à ce défilé d’engins, tantôt debouts au bord de la route, tantaôts recroquevillés au fond du fossé à la recherche d’un peu d’ombre. Ouf, la politique de replantation des haies avait fait des émules chez nos braves paysans du coin !

Enfin, les premiers signes annonciateurs ont fait leur apparition dans les ciel… 5 hélicoptères qui ont décrit un large cerckle au-dessus de nos têtes avant de se poser militairement alignés dans les champ voisin de notre camp de base. En descendirent, une quinzaine de quidams VIP ( Véritable Invité Provisoire ) qui se rendirent auprès de voitures sponsors au droit d’un rond point où ils purent assister au passage des pédaleurs patentés. Ces derniers nous furent annoncés par d’autres hélicoptères, ceux la même qui nous distillent sans modération les images de de ce serpent louvoyant de droite à gauche et inversement, et les belles cartes postales patrimoniales et historiques de notre bel paysse.     

Douze  secondes …. ce fut le temps de passage visuel de cinq forçats évédés dont l’équipée sauvage était vouée d’avance, condamnée à plier l’échine avant la nuit par une horde lancée à leurs trousses.  Il ne fallut à ce troupeau vorace, pas plus de quinze secondes pour passer sous nos nez dans un bruit d’essaim, suivi par une meute de nouveaux véhicules à deux, trois, quatre roues et plus si affinité.

On leva le camp de base, amassant dans les sacs à dos, les quelques présents que les seigneurs de la route ont daigné nous jeter au bas de nos sandales et nos pieds sales du haut de leur fierté. Une petite rafraîchisseuse ambrée avant de regagner nos pénates campagnardes et reprendre le rythme de notre quotidien.

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